Les personnes souffrant d'obésité ont doublé en un peu plus de deux décennies, passant de 8.5% en 1997 à 17% en 2020 selon l'étude ObEpi parue le Journal of Clinical Medecine (JCM) en 2023. Chez la femme, l'obésité morbide retentit sur le devenir obstétrical, le risque oncologique et le "quotidien gynécologique" (incontinence urinaire et trouble de la statique pelvienne). Le groupe MUST à Paris travaille depuis 2017 sur ce problème de santé publique en proposant aux patientes une approche INTER-disciplinaire à l'Hôpital Privé Geoffroy saint-Hilaire à Paris.
DPC :
GYNECOLOGIE, SURCHARGE PONDERALE et OBESITE
Vendredi 27 Avril 2017 – NOVOTEL BERCY - 20 H 30
Session modérée par Madame le Dr Joelle Bellaisch-Allart
Chef de service OBGYN de l’hôpital St Cloud
Chirurgie de l’Obèse : Quelle technique pour quelle malade ?
Dr Antoine SOPRANI – Chirurgie viscérale
Geoffroy Saint-Hilaire – Paris V.
Infertilité de la femme obèse :
Dr Joelle Bellaisch-Allart
Hôpital St Cloud
Contraception de la femme obèse :
Dr David ELIA
Paris VIII
Troubles de la statique pelvi-périnéale de la femme obèse :
Pr Bruno DEVAL – Chirurgie Gynécologique
Geoffroy Saint-Hilaire – Paris V
L’OMS définit « le surpoids et l'obésité comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé »; reconnue comme « maladie » depuis 1997, elle pose un réel problème de santé publique dans les pays développés.
En 1997, en France, 8 % de la population décrivait un IMC supérieur à 30 kg/m2; en 2014 plus de 15 % de la population souffrait d’obésité. Considérée aujourd'hui comme une pandémie, son impact dans toutes les disciplines est réel, le médecin traitant et spécialiste doit alors adapter son approche diagnostique et thérapeutique en fonction des patient(e)s concerné(e)s.
Dans notre discipline, en Gynécologie-Obstétrique, l’obésité retentit sur le devenir obstétrical (FCS, Macrosomie Fœtale, Diabète gestationnel, Prématurité, Motalité Peri-natale, anomalies de fermeture du tube neural, anomalies cardiaques), le risque oncologique (cancer du sein et de cancer de l’endomètre) et l’altération du « quotidien gynécologique ». Pour exemple, la prévalence de l’infertilité se majore lorsque l’IMC est supérieure à 24 Kg/M2, le risque thrombo-embolique veineux est multiplié par 24 sous Contraceptifs oraux, 100% de femmes décrivant une obésité morbide sont incontinentes.
Quelle contraception proposer aux femmes obèses ? Comment diagnostiquer et traiter l’infertilité de la femme obèse ? Quelles solutions pour ces femmes qui souffrent d’incontinence urinaire ou de prolapsus génital ? Quelle influence aura la chirurgie bariatrique sur ces pathologies gynécologiques ou uro-gynécologiques ? Quel circuit diagnostique et thérapeutique proposer à ces patientes ? Devons nous tendre vers des centres multi-disciplinaires ?