La cure de hernie inguinale sous coelioscopie (sans incision inguinale) est devenue la technique de référence par rapport à la technique "classique", le Lichtenstein. L'intérêt principal de l'abord mini-invasif est qu'il occasionne moins de douleur dans les suites opératoires et permet donc une reprise de l'activité professionnelle beaucoup plus rapide. Les seules contre-indications de la technique mini-invasive sont:
1- La technique de réparation
La cure de hernie inguinale sous coelioscopie nécessite toujours l'utilisation d'un renfort prothétique en polypropylène de la famille des matières thermoplastiques connues pour leur capacité de résistance. Ce polymère est souple et est facilement introduit dans l'abdomen par un des orifices de coelioscopie. Cette prothèse est ensuite positionnée en regard de la zone de faiblesse pariétale pour la recouvrir. Le renfort va ensuite progressivement s'intégrer dans la paroi musculaire.
2- Les risques
Cette un composant inerte et donc il n'y a pas de risque de rejet. Cependant comme tout matériel prothétique, en cas d'infection du site opératoire la prothèse peut secondairement s'infecter mais ce risque est quasi nul depuis l'avènement des techniques mini-invasives.
Le deuxième risque est l'apparition de douleurs liées à la prothèse. Cela peut advenir si celle ci n'a pas été correctement positionnée ou que certains nerfs on été endommagé lors de l'opération.
Plus la hernie est opérée tôt (quand elle est encore petite) moins le risque de douleur post opératoire est important. Il est donc essentiel de consulter rapidement un chirurgien quand vous commencez à ressentir une gène.